4 mythes sur l’entreprise à domicile pour les femmes

2011
01.09

Vous avez toujours rêvé de créer votre propre entreprise.  Vous souhaitez être indépendante et gérer votre carrière comme vous le souhaitez. Quitte à travailler de 9 h à 17 h autant le faire dans le confort de sa maison et adapter son mode de vie.  Avant de vous plonger dans l’auto-entreprise à domicile pensez bien à ces 4 mythes:

Le travail à domicile signifie moins de travail.

Vous pensez travailler du lundi au vendredi mais en adaptant vos horaires pour être plus disponible pour votre famille ? Vous accordez  une ou deux demi-journées en pleine semaine pour faire du sport  ou voir les copines ?  En réalité, cela ne pouvait être plus éloigné de la vérité. Les entrepreneurs à domicile constatent souvent qu’ils ont besoin de travailler plus longtemps qu’ils ne le feraient au bureau.

Au début surtout, vos horaires risquent de passer de 9h à minuit et vous aurez à composer avec les lignes floues entre votre vie privée  et vos  journées de travail. Alors soyez disciplinées avec votre temps de travail et  surtout, assurez-vous que vous faites quelque chose que vous aimez.

 

Je peux garder mes enfant tout en travaillant chez moi.

Ne nous leurrons pas.  Peu importe où vous vivez, la garde d’enfants n’est pas bon marché.  J’ai parlé à beaucoup de  femmes qui veulent démarrer leur propre entreprise pour être en mesure de passer plus de temps avec leurs enfants et pense économiser ainsi sur les frais de garde.  Il ne fait aucun doute que la capacité de travailler à domicile et le contrôle de votre propre horaire est une bénédiction pour beaucoup de mères. 

Cependant, vous devez être réaliste quant à la situation.  Combien de temps pourrez-vous consacrer à votre entreprise?  Comment allez-vous créer une ligne précise entre « le temps de maman» et «le temps des affaires?

Vous pourrez avoir besoin de faire appel à une baby-sitter pour quelques heures par jour pour vous permettre de vous concentrer sur une conférence téléphonique ou un projet. Ou avec des enfants plus âgés, vous pouvez créer un «bureau» (même si c’est juste un coin de la salle) où vous ne pouvez pas être dérangée.

 

Etre à son compte signifie ne plus avoir de patron.

Sur le papier, vous pouvez être votre propre chef.  Toutefois, cela ne signifie pas nécessairement que vous n’avez pas de comptes à rendre. En réalité, vous allez avoir beaucoup, de nouveaux patrons qui ont pour noms vos clients. Croyez moi,  vous allez travailler encore plus dur, et ce sera plus difficile  pour répondre à leurs attentes que si vous étiez encore salariée. Si ils ne sont pas heureux vous aurez perdu une vente.

Bien sûr, il ya une différence majeure. En tant que chef d’entreprise indépendant, vous pouvez choisir qui prendre comme clients bien que ce choix soit souvent limité au démarrage d’une entreprise.

 

Je ferai mieux d’ attendre la fin de la crise  pour créer mon entreprise.

Il est naturel pour de nombreux entrepreneurs de croire qu’ils doivent attendre que l’économie tourne pour se lancer. Pourtant il est souvent plus facile de démarrer lorsque l’économie est au plus bas.

 Pour commencer, vos frais d’exploitation sont plus faibles:  prix de l’immobilier en  baisse, les tarifs publicitaires et autres services sont fortement réduits, et vous pouvez trouver des prestataires très talentueux prêts à vous aider pour beaucoup moins cher qu’en temps normal. Il est aussi plus facile de trouver des partenaires et des fournisseurs désireux de travailler avec vous.

Ne vous méprenez pas. Je ne veux pas dissuader toute femme,  entrepreneur en herbe de suivre ses rêves. Démarrer et gérer sa propre entreprise peut être incroyablement gratifiant. Toutefois, ne pas mettre d’œillères et avoir des attentes réalistes, est votre meilleure chance de réussite.

 

Crédit photo: © Sundikova - © Gennadiy Poznyakov – Fotolia.com

La théorie du client bourrin

2011
17.08

J’ai eu la chance  pendant 5 ans, d’être la collaboratrice d’un homme d’affaire avec qui, chaque jour était une leçon de business. A cette époque, je travaillais pour un groupe de sociétés dont il était PDG.

Mon emploi consistait bien sur à réaliser toutes les taches d’une assistante de direction, mais également à l’accompagner dans la plupart de ses déplacements lors des réunions dans les sociétés du groupe. J’appréciais ces moments car ils étaient l’occasion de voyager à travers l’Europe mais également d’apprendre à travers son expérience de chef d’entreprises.  Je pense qu’il appréciait également ce côté « mentor »  et il n’hésitait pas à me faire la démonstration par A+B de ses conseils.

Ma première leçon

Alors qu’il revenait d’un rendez-vous d’affaire, il me dit que le client a refusé notre proposition. Nous avions travaillé sur cette proposition commerciale pendant une semaine et franchement il n’y avait aucune raison pour quelle soit refusée.

Je lui demande donc la raison de ce refus, il me répond: Parce que je suis un homme !

A ce moment j’ai explosée de rire en imaginant la même chose que vous, et voici l’explication qu’il m’a donné:

Ce client est un « Bourrin »  quelque soit la proposition que nous ferons, il veut établir un rapport de force d’homme à homme. En refusant notre proposition, il veut me montrer son pouvoir, c’est à dire le pouvoir de me dire « Non ».  Il fait passer son égo avant les intérêts de sa société.  Nous allons le prendre à son propre jeu.

La stratégie :

J’ai fixé un nouveau rendez-vous avec le client, mais je n’irai pas à ce rdv. Vous allez me remplacer en disant que je suis souffrant et soumettre la même proposition commerciale sans changer une virgule. Lorsque vous vous présenterez faites lui un compliment sur le look de son bureau ou le design de l’immeuble. Ce que vous voulez mais rien de personnel qu’il puisse prendre comme de la séduction.

Le rendez-vous :

Comme vous pouvez l’imaginer, j’étais dans mes petits souliers avant de rencontrer ce fameux client « bourrin ». J’étais vêtue d’un tailleur jupe et d’un chemisier blanc, La parfaite business woman, féminine mais pas trop « sexy ».

Le client me fait entrer dans son bureau, je lui explique comme convenu la raison de ma présence, et je lui glisse que j’aime beaucoup le design de son bureau. A ce moment là, je vois un sourire se dessiner sur son visage et il me sort un couplet du style: « Avec la vie de dingue et les responsabilités que j’ai autant travailler dans un contexte agréable« .

Je commence à lui exposer la proposition commerciale et là il me dit: « Ah oui c’est vrai que je devais la signer ». Il prend le document, me regarde dans les yeux et signe. Le rendez-vous à duré 20 minutes, je n’ai pas eu à négocier, et je repars avec un contrat de plusieurs centaines de milliers d’euros signé dans ma serviette. De retour au bureau je me précipite voir mon boss et bien sûr j’ai droit aux félicitations d’usage mais également à une explication sur la « théorie du bourrin ».

Le débriefing :

Quand je suis entrée dans le bureau du client, ce dernier s’attendait à voir un homme. En voyant une femme, il n’est pas resté sur la défensive et n’a pas cherché à établir un rapport de force.

Lorsque je l’ai complimenté sur le design de son bureau, j’ai flatté son égo et je lui ai donné l’occasion de me dire qu’il était un homme important avec beaucoup de responsabilités.

Quand j’ai commencé à lui exposer la proposition commerciale, il n’a pas attendu la fin de mon exposé, d’ailleurs il connaissait parfaitement cette proposition puisque déjà présentée par mon boss. Il a pris les documents m’a regardé dans les yeux et à signé.

En me regardant dans les yeux il a voulu me montrer qu’il avait le pouvoir de dire « OUI »,  il voulait juste voir ma réaction (et mon sourire).

La conclusion :

En réalité, le vrai pouvoir ce n’est pas le client qui l’avait mais bien moi en l’amenant ou je voulais.

 

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Je me lance dans mon premier blog.

2011
13.08

Il fallait bien franchir le pas un jour ou l’autre. Je profite de ce week-end du 15 août pluvieux pour créer mon premier blog consacré aux femmes et la création d’entreprise.

Je vous parlerai de mes idées, de mes rencontres professionnelles, de mes projets, enfin de la vie d’une jeune femme entrepreneuse. J’espère que vous commenterez mes articles et qu’un véritable dialogue se nouera. Voilà à ce stade, je vais mettre à profit ces deux jours pour voir toutes les possibilités qu’offre ce blog et promis j’écrirai un bel et long article avant la fin du we.

Maintenant je vais essayer de mettre une photo dans cet article pour l’illustrer un peu. Il suffisait de cliquer sur envoyer/insérer.